Le port
Découvrez aussi
Nature morte aux fruits et au drapé
Tadeusz Makowski
Deux jeunes femmes conversant dans un parc
Milivoy Uzelac
Nu de dos
Jacob Balgley
Village de Murol
Vladimir de Terlikowski
Paysage cubiste, village verdoyant
André Favory
Femme à la lecture
Alfred Swieykowski
Portrait d'homme russe au vêtement de fourrure
Vladimir Egorovitch Makovski
Saint Joseph en prière
Bolesław Buyko
Planche de sept dessins
Józef Czapski
Patrol
Antoni Piotrowski
Le dresseur équain
Stanislaw Eleszkiewicz
Le chat
Zofia Piramowicz
Dandy à la cigarette
Stanislaw Eleszkiewicz
Diligences au Pont d’en Vessie à Perpignan
Hyacinthe Alchimowicz
Portrait de Maurice Maeterlinck
Tadé Styka
Paysage à l’arbre vert et aux toits rouges
André Favory
Le joueur de cartes
Stanislaw Eleszkiewicz
Nature morte aux pommes
Józef Czapski
Le modèle nu
Boris Grigoriev
Tête de jeune fille
Henryk Kuna
Autres œuvres de Alice Halicka
Œuvres similaires dans la catégorie "Paysage"
Le port
Artiste : Alice Halicka
Technique : huile sur toile
Dimensions : 46 x 54,5
Catégorie : Paysage
Une composition portuaire saisit le regard par son équilibre fragile entre géométrie cubiste et sensualité de la lumière méditerranéenne. « Le port » Alice Halicka peint cette vue portuaire dans un état de recueillement actif, portée par la double mémoire de l’exil polonais et de la maturation parisienne. Installée à Paris depuis 1912, mariée à Louis Marcoussis, elle a traversé les bouleversements de la Grande Guerre et la disparition prématurée de nombreux amis. Au moment de cette création, elle observe le paysage côtier avec une émotion contenue, cherchant dans la structure des quais et des voiles une manière de fixer l’éphémère. Son regard est celui d’une femme qui a appris à recréer le monde dans l’espace intime de l’atelier, entre les leçons reçues de la rue et le besoin d’une expression silencieuse et personnelle. Elle transpose dans ce port le sentiment d’un équilibre retrouvé, après les années de doutes et d’expérimentations. C’est avec une attention presque méditative qu’elle organise les plans de la toile, comme si chaque barque devait rester à sa place dans une symphonie de formes suspendues. Dans le tableau, le regard descend d’un premier plan de quais et de pontons vers un bassin que la lumière décompose en multiples facettes. Des barques sommairement dessinées se pressent contre les berges, leurs mâts minces se croisant au-dessus des coques ocre et ivoire. À l’arrière-plan, des constructions basses aux toits plats dessinent une ligne horizontale qui rappelle les conventions du paysage classique, mais cette ligne est sans cesse brisée par les obliques des haubans et des passerelles. L’eau est traitée comme une matière granuleuse et lumineuse, traversée d’éclats bleutés et de reflets dorés. Un ciel presque abstrait occupe le quart supérieur, lavé d’un bleu pâle qui dialogue avec les aplats des façades. La composition ne cherche pas la profondeur illusionniste : les plans se superposent, se frôlent sans fusionner, rappelant que l’espace est une construction de l’esprit plutôt qu’une simple imitation de la nature. Quelques notations réalistes — une corde enroulée, un escalier étroit, une porte ouverte sur un mur blanc — suffisent à orienter la lecture. Le reste du tableau se déploie dans la suggestion, laissant à la géométrie le soin d’exprimer l’animation du lieu. Un détail essentiel se cache dans la matière même de la peinture. Alice Halicka n’emploie pas l’empâtement violent du cubisme héroïque ; elle préfère une touche plus souple, souvent frottée au chiffon ou reprise à la pointe sèche, qui fait affleurer des fragments
Provenance : Collection Galerie Marek & Sons, 12 rue de la Grange Batelière, 75009 Paris. Expertise depuis 1994.
Manifest IIIF : Consulter le manifest IIIF
Licence : CC BY-NC-ND 4.0