
Qu’est-ce que l’École de Paris ?
L’École de Paris désigne un phénomène : la présence d’artistes venus du monde entier s'installer à Paris dès les années 1900 et jusque dans les années 1940.
Le terme « École de Paris » a été généralisé sous la plume du critique d'Art André Warnod d’abord dans un article de la Revue « Comoedia » paru en 1924 puis dans son ouvrage « L’École de Paris, les berceaux de la jeune peinture » paru en 1925 aux éditions Albin Michel.
De toutes nationalités, ils arrivent en provenance d’Europe de l’Est, d’Europe centrale, de Chine, du Japon, des États-Unis et de toute l’Europe, tous animés par le même désir de voir leur carrière artistique s’accomplir à Paris, la capitale mondiale des Arts. Amadeo Modigliani vient d'Italie, Pablo Picasso d'Espagne, Foujita du Japon, Mela Muter et Eugène Zak de Pologne, Marc Chagall et Chaïm Soutine de Biélorussie, Nicolas Millioti et Georges Annenkov de Russie, Alexandre Altmann et Samuel Granowsky d’Ukraine, Josef Sima et Toyen de République Tchèque, Willy Eisenschitz et Lilly Steiner d’Autriche, Félix Varla et Vera Pagava de Géorgie, David Peretz et Nicolas Taneff de Bulgarie, Milivoy Uzelac de Croatie, Milan Konjović de Serbie, Michel Simonidy et Iosef Iser de Roumanie.
Deux grandes phases d’immigration d’artistes à Paris au cours de la première moitié du XXe siècle peuvent être recensées. Avant la Première Guerre mondiale, des artistes tels que Léopold Gottlieb, Tadé Makowski, Henri Hayden, Louis Marcoussis, Alice Halicka, Jules Pascin Moïse Kisling, François Eberl, Othon Coubine, Marc Chagall, Chaïm Soutine, Amadéo Modigliani ou encore Pablo Picasso s’installent à Paris. Certains s’installent d’abord à Montmartre sur la Rive droite, puis le quartier de Montparnasse et la Ruche sur la Rive gauche deviennent leur territoire de prédilection.
Après la Première Guerre mondiale une seconde phase d’immigration a lieu. Arrivent dans les années 1920 à Paris des artistes tels que Sigmund Menkes, Alfred Aberdam, Joachim Weingart, Joseph Hecht, Sigmund Landau, Józef Czapski, Jacques Chapiro, Esther Carp, Alice Hohermann, Sava Choumanovitch ou encore Vera Pagava. La Révolution russe de 1917, pousse un nombre important de personne de confession juive à l’exode, persécutés et victimes de pogroms, beaucoup d’artistes arrivent à Paris à cette époque.
Notons que des artistes s’installent à Paris à la toute fin du XIXe siècle dès les années 1880 -1890 tels que Olga Boznanska, Ladislas Slewinski, Jozef Pankiewicz, Anna Bilinska ou encore David Ossipovitch Widhopff.
Attirés par Paris, ces artistes sont à la recherche de la nouveauté artistique et rêvent de pouvoir, mener librement leur vie et leur carrière. Montmartre, la Ruche et le quartier Montparnasse sont leur terre d'asile. Ces artistes arrivent à Paris attirés par l'effervescence artistique qui y règne. De nombreuses écoles et académies de peinture réputées sont implantées dans Paris et leur permettent de commencer ou de poursuivre leur formation. Paris se distingue également par un système de valorisation artistique très structuré, reposant sur les Salons, les marchands d’art et mécènes, les galeries influentes, ainsi que sur une presse et une critique d’art dynamiques. La richesse artistique française et les nombreuses avant-gardes qui y sont nées attirent de nombreux artistes en quête de liberté créative. Les artistes établis à Paris voyagent également à travers toute la France. Séduits par l’authenticité bretonne et par la lumière et la diversité des paysages méridionaux, les artistes voyagent notamment à travers la Bretagne, la Normandie, la Côte d’Azur ou encore le Sud-Ouest.
Acteurs majeurs de la scène artistique de leur temps, ces artistes participent pour la plupart aux grands Salons parisiens (Salon d’Automne, Salon des Indépendants, Salon des Tuileries), exposent dans des galeries renommées telles que la galerie Zak, Weil ou Druet, et continuent, pour la plupart, à présenter leurs œuvres dans leur pays d’origine comme à l’international à l’occasion d’exposition personnelles ou de groupe.
Le terme « École de Paris » a été généralisé sous la plume du critique d'Art André Warnod d’abord dans un article de la Revue « Comoedia » paru en 1924 puis dans son ouvrage « L’École de Paris, les berceaux de la jeune peinture » paru en 1925 aux éditions Albin Michel.
De toutes nationalités, ils arrivent en provenance d’Europe de l’Est, d’Europe centrale, de Chine, du Japon, des États-Unis et de toute l’Europe, tous animés par le même désir de voir leur carrière artistique s’accomplir à Paris, la capitale mondiale des Arts. Amadeo Modigliani vient d'Italie, Pablo Picasso d'Espagne, Foujita du Japon, Mela Muter et Eugène Zak de Pologne, Marc Chagall et Chaïm Soutine de Biélorussie, Nicolas Millioti et Georges Annenkov de Russie, Alexandre Altmann et Samuel Granowsky d’Ukraine, Josef Sima et Toyen de République Tchèque, Willy Eisenschitz et Lilly Steiner d’Autriche, Félix Varla et Vera Pagava de Géorgie, David Peretz et Nicolas Taneff de Bulgarie, Milivoy Uzelac de Croatie, Milan Konjović de Serbie, Michel Simonidy et Iosef Iser de Roumanie.
Deux grandes phases d’immigration d’artistes à Paris au cours de la première moitié du XXe siècle peuvent être recensées. Avant la Première Guerre mondiale, des artistes tels que Léopold Gottlieb, Tadé Makowski, Henri Hayden, Louis Marcoussis, Alice Halicka, Jules Pascin Moïse Kisling, François Eberl, Othon Coubine, Marc Chagall, Chaïm Soutine, Amadéo Modigliani ou encore Pablo Picasso s’installent à Paris. Certains s’installent d’abord à Montmartre sur la Rive droite, puis le quartier de Montparnasse et la Ruche sur la Rive gauche deviennent leur territoire de prédilection.
Après la Première Guerre mondiale une seconde phase d’immigration a lieu. Arrivent dans les années 1920 à Paris des artistes tels que Sigmund Menkes, Alfred Aberdam, Joachim Weingart, Joseph Hecht, Sigmund Landau, Józef Czapski, Jacques Chapiro, Esther Carp, Alice Hohermann, Sava Choumanovitch ou encore Vera Pagava. La Révolution russe de 1917, pousse un nombre important de personne de confession juive à l’exode, persécutés et victimes de pogroms, beaucoup d’artistes arrivent à Paris à cette époque.
Notons que des artistes s’installent à Paris à la toute fin du XIXe siècle dès les années 1880 -1890 tels que Olga Boznanska, Ladislas Slewinski, Jozef Pankiewicz, Anna Bilinska ou encore David Ossipovitch Widhopff.
Attirés par Paris, ces artistes sont à la recherche de la nouveauté artistique et rêvent de pouvoir, mener librement leur vie et leur carrière. Montmartre, la Ruche et le quartier Montparnasse sont leur terre d'asile. Ces artistes arrivent à Paris attirés par l'effervescence artistique qui y règne. De nombreuses écoles et académies de peinture réputées sont implantées dans Paris et leur permettent de commencer ou de poursuivre leur formation. Paris se distingue également par un système de valorisation artistique très structuré, reposant sur les Salons, les marchands d’art et mécènes, les galeries influentes, ainsi que sur une presse et une critique d’art dynamiques. La richesse artistique française et les nombreuses avant-gardes qui y sont nées attirent de nombreux artistes en quête de liberté créative. Les artistes établis à Paris voyagent également à travers toute la France. Séduits par l’authenticité bretonne et par la lumière et la diversité des paysages méridionaux, les artistes voyagent notamment à travers la Bretagne, la Normandie, la Côte d’Azur ou encore le Sud-Ouest.
Acteurs majeurs de la scène artistique de leur temps, ces artistes participent pour la plupart aux grands Salons parisiens (Salon d’Automne, Salon des Indépendants, Salon des Tuileries), exposent dans des galeries renommées telles que la galerie Zak, Weil ou Druet, et continuent, pour la plupart, à présenter leurs œuvres dans leur pays d’origine comme à l’international à l’occasion d’exposition personnelles ou de groupe.

